Ce soir vous pourrez, grâce à Cineday, bénéficier d’une place de cinéma offerte pour une place achetée et cela même avec la réduction étudiant ! Il est donc grand temps de vous présenter la critique que nous livre Komanaki sur Snowpiercer.
Snowpiercer, ou bien Transperceneige d’après l’oeuvre originale, est l’adaptation d’une bande-dessinée française publiée entre 1982 et 1983 par le réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho. Parmi les acteurs, on retrouve les célèbres Chris Evans (aka Captain America).
Voyons tout d’abord la situation de départ du scénario : en 2014, les scientifiques ont trouvés une solution miracle au réchauffement climatique, en envoyant un produit chimique dans la couche d’ozone afin de refroidir légèrement la planète. Forcément, c’était bien trop beau pour être vrai. En fait, le produit était tellement puissant qu’il plongea la Terre entière sous une nouvelle ère glacière, contraignant les humains (enfin, ceux qui peuvent) à se réfugier dans un train qui n’a aucune destination : le Transperceneige.
Chris Evans dans snowpiercer
Tout simplement, ce train qui fonctionne sans arrêt est une petite Terre en lui-même car tout y est pour être auto-suffisant. Mais l’agencement du train a un sens : les plus aisés demeurent à l’avant, et les plus démunis ont été entassés à la queue du train, laissés à eux-mêmes avec le minimum de commodités possible.
L’ambiance est donc post-apocalyptique, avec une humanité réduite à petite échelle, et l’on devine bien que la fracture sociale va donner envie à ceux de la queue du train de se révolter. On reste donc tout au long du film enfermé dans ce train, à suivre la destinée d’un héros qui veut absolument se rendre à la tête, pour tenter de mettre fin à l’inégalité qu’ils subissent.
Même si le voyage a l’air prévisible, il n’est pas sans action, sans rebondissements, et surtout sans impressionner plusieurs fois. Les combats sont cruels, la pression est forte, et les rares pauses servent à vous en apprendre plus sur l’histoire du train et sur l’équilibre entre les hommes qui y résident.
En définitive, le film ne veut pas démontrer qui a raison, ou qui a la meilleure morale. Il montre ce que les protagonistes veulent atteindre, pourquoi et comment. Libre à vous alors d’interpréter ce que laisse transparaître le film à ce sujet.
Même si tout est axé uniquement sur une grande action qui dure du début à la fin du film, on ne peut lui reprocher son excellente réalisation par Bong Doon-ho, ainsi que son caractère étouffant et très prenant.
Note : 8/10








